Joseph Gautier, 23 ans, soldat mobilisé comme mécanicien dans la 18è escadrille de la première armée, après trois ans de service militaire ininterrompu, a écrit plus de 200 lettres à ses parents à Argenton sur Creuse tout au long de la guerre.

Des lettres sur le quotidien, les batailles, les massacres, l'espoir, la foi et le patriotisme, mais aussi l'ennui, l’attente, le regret mêlé de soulagement de ne pas être en première ligne des lettres que ses parents, aimants et inquiets, ont lues et relues avec émotion, que ses enfants, petits enfants et arrière petits enfants, ont déchiffrées avec effort, tellement son écriture, élancée et sans rature, est dense et difficile à lire au travers des marges ou des lignes surchargées. Ses lettres, mais aussi ses propres poésies, des photos, des cartes postales, des revues de propagande, des reproductions d’objets ramenés de la guerre et conservés au grenier pendant cent ans, composent le site.

A ces lettres de notre grand-père paternel s'ajoutent les cartes postales de notre arrière grand-père maternel Joseph Perrot, mobilisé à 42 ans comme chauffeur.
Et en regard, des lettres de l'officier allemand Paul Diekmann, qui de 1915 jusqu'à sa mort dans les tranchées en 1917 écrivait à son épouse et ses deux enfants, et dont ses petits enfants ont diffusé la correspondance sur le site "kollektives Gedächtnis (Deutches Historisches Museum)".
Des extraits choisis et traduits de l'allemand, à partager dans une même émotion de chaque côté du Rhin...

Accédez à l'édito complet